08.06.2007

Dimanche, faites entendre une voix libérale !

1feb31b26bdd142105e2c89b43cc2577.jpgNous sommes à J-2 avant les élections. Toute l’équipe a fait une campagne pleine d’enthousiasme, de conviction.

Sur les marchés, à l’entrée du métro, dans les rues, chez les commerçant, avec les élus : nous avons d’excellents contacts, y compris avec ceux qui ne partagent pas nos opinions mais qui ont engagé des débats très enrichissants.

Nous sommes totalement dans l’inconnu : comment se concrétisent dans les urnes les promesses, les sourires, les encouragements, les quelques lignes dans le Parisien, le blog ?

Avec un jeune parti, un candidat nouveau, nous sommes partis avec des ambitions très mesurées, et quel que soit le score, nous aurons la satisfaction de nous être battus aussi bien que possible.

A J-2, chaque voix compte, alors n’hésitez pas à convaincre ceux qui, dans votre entourage, hésitent  et ne veulent pas forcément voter dès le premier tour vers les candidats favoris. Un petit aiguillon libéral apporterait au débat un Vent de Libertés !

Dimanche, je compte sur vous.

Eloi JUTTEAU (e.jutteau@alternative-liberale.fr )

Thierry VIMAL ( t.vimal@alternative-liberale.fr )

07.06.2007

Quelques mesures fiscales...

3975acef87a5c7f4dd12c56dc1c7dc29.jpgNicolas Sarkozy l'avait promis, Fillon le fait !

Les premières mesures fiscales du nouveau Gouvernement ont été présentées mercredi. 

Je partage la volonté du gouvernement de réduire la pression fiscale et je ne peux qu'apprécier un projet de diminution des impôts et des charges dans un pays comme la France, qui est l'un des champions européens en matière de prélèvements. 

Toutefois, dans un pays surendetté, les baisses d'impôts et de charges doivent obligatoirement être accompagnées d'économies sur les dépenses de l'Etat. Il est amusant de constater que les baisses d'impôts sont annoncées trois jours avant les élections législatives, alors que les économies correspondantes sont pour l'instant gardées secrètes, pour ne pas fâcher les fonctionnaires et tous ceux qui reçoivent à un titre ou à un autre de l'argent public.

On nous annonce par ailleurs deux types de baisses d'impôts, les baisses générales et les baisses sélectives :

- Je suis favorable aux baisses générales, telles que celle des droits de succession ou le « bouclier fiscal », qui portent sur un taux d'imposition, sur une assiette, sans autre distinction entre les contribuables.

- En revanche, je n'accepte pas les baisses sélectives  telles que la déduction des intérêts d'emprunt immobilier. C’est une source d'injustices, dans la mesure où l’on favorise la part de la population qui achète des appartements. Il s'agit également d'une ingérence dans notre vie privée, puisque l'Etat intervient dans nos choix personnels, récompensant par une réduction d'impôt les propriétaires au détriment de ceux qui veulent consacrer leur budget à d'autres placement ou tout simplement pour dépenser sans épargner, pour partir en voyage ou se consacrer à un autre projet. Il s'agit enfin d'une source de dépense inutile, car chaque déduction, chaque avantage fiscal, chaque cas particulier, ce sont autant de fonctionnaires à Bercy qui seront chargés de gérer ces petites exceptions, de vérifier les justificatifs présentés et de contrôler les fraudeurs.

- La baisse des charges sociales sur les heures supplémentaires entre plutôt dans la catégorie des baisses sélectives. Alors qu'il faudrait diminuer les charges sur tous les salaires, on crée une nouvelle exception, en favorisant les heures supplémentaires, comme si les heures travaillées par chacun n'avaient pas toutes la même valeur. 

Comme l'avait dit avec bon sens un président américain il y a quelques années, la déclaration de revenu devrait tenir en une phrase : « combien avez-vous gagné pendant l'année ? » Tout le reste n'est que complication inutile.

Et puis, si l'intention est de diminuer la charge fiscale, il serait peut-être préférable de faire disparaître quelques-uns de nos impôts et taxes dont le coût de prélèvement est souvent proche de ce que rapporte le prélèvement lui-même. 

La réforme fiscale promise reste pour l'instant bien frileuse.

Eloi JUTTEAU (e.jutteau@alternative-liberale.fr )

05.06.2007

Le libéralisme par un lecteur de Télérama

2057d1db1603c1cd093a885a2f774289.jpgVous trouverez ci-dessous un extrait du courrier des lecteurs de Télérama, hebdomadaire auquel je suis abonné depuis de nombreuses années et qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie pour les idées libérales.

L'auteur de ce courrier regrette l'image négative en France du libéralisme dont les fondements ont été totalement pervertis pour laisser la place à une espèce de caricature très négative.

Je suis d'accord avec lui lorsqu'il rappelle l'origine du libéralisme, et sa signification dans les pays anglo-saxons (ainsi que dans une majorité des pays d'Europe).

En revanche, je ne partage pas du tout son avis lorsqu'il estime que, en France, le sens du libéralisme a été perverti par « notre droite économique ».

La droite française est plutôt conservatrice et refuse absolument le qualificatif de libéral. Même ceux qui espéraient défendre les idées libérales au sein de l'UMP ont préféré nommer leur groupe « Les Réformateurs ». On ne leur a pas permis pour autant de défendre leurs idées, qui furent totalement absentes de la campagne présidentielle.

Ceux qui ont perverti le sens du libéralisme sont ceux qui, majoritairement à gauche mais pas exclusivement, accompagnent dans leurs discours le mot libéral des qualificatifs d'« ultra » ou de « sauvage ».

Beaucoup de candidats d'extrême gauche, de la LCR, du PCF ou d'autres officines, n'osent plus afficher leurs idées, ni parfois le nom de leur parti. Ils avancent masqués comme nous pouvons le constater sur certains tracts communistes de la 6e circonscription du Val-de-Marne.

Ils préfèrent axer leur campagne sur l'opposition au libéralisme, qu'ils caricaturent comme le grand Satan, à l'origine de tous les maux de la Terre.

C'est certainement plus facile que de défendre le paradis communiste que certains d'entre eux nous décrivaient il n'y a pas si longtemps au retour de leurs pèlerinages en Union Soviétique.

Eloi JUTTEAU (e.jutteau@alternative-liberale.fr )

TELERAMA courrier des lecteurs.pdf