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28.01.2007

Phrases de campagne - MEDEF

Prononcé par Ségolène Royal sur le plateau de Canal + :

« Nicolas Sarkozy a dit une chose terrible. Il a dit « la République n’aidera pas ceux qui ne veulent pas s’aider eux-mêmes ». Et bien moi je dis : « la République aidera tout le monde ! ».

Que répondre à cela ?

Sans doute la phrase de Ronald Reagan au moment où il fut élu président des Etats-Unis : 

-          «  Les mots les plus effrayants de la langue anglaise que je connaisse sont : we are from the governement, and we’re here to help you. »

Les politiques français se prennent malheureusement pour des assistantes sociales. Pourquoi faut-il toujours considérer les électeurs comme des gens qui devraient être « aidés » ? Pourquoi, au contraire, ne pas considérer que le rôle du gouvernement devrait être de faciliter la vie des gens, en ne s’occupant que de ce qui regarde l’intérêt général (l’éducation, la défense, la politique étrangère, la justice…), tout en laissant chacun libre et responsable de s’occuper de ce qui regarde sa propre vie ?

            Le MEDEF sort son Livre Blanc intitulé Besoin d’Air (ed. Seuil, 15€). Nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement sur ce blog. Ce livre est la première chose intelligente que je lis dans cette campagne. Laurence Parisot n’étant candidate à rien, ses propos sont débarrassés de toute langue de bois. A l’heure où les deux grands prétendants de la prochaine présidentielle s’affrontent à grands coups de gaffes montées en épingle, il est heureux que des propositions équilibrées montent de la société civile, et justement de cette part de la société qui travaille et produit des richesses.

Commentaires

Mais les gens qui souffrent, qui n'ont rien, les SDF, ceux qui ne peuvent se débrouiller par eux même, les enfants gravement handicapés (je ne vois pas la santé dans vos priorités), les personnes qui souffrent de graves maladies...
Que deviennent-ils dans votre paradis ? Laissera t'on crever les malades indigents comme en Grande-Bretagne ?

Ecrit par : aliscan | 29.01.2007

Aliscan, d'où tirez-vous qu'on laisse crever les malades indigents en Grande-Bretagne? La Grande-Bretagne est un pays où une portion significative du sous-prolétariat vit en grande partie, voire totalement, d'allocations publiques.

Ce vieux canard de gauche que l'on se repasse de bouche à oreille, qui consiste à réfuter le libéralisme parce que le système de santé anglais fonctionne mal, est une idiotie et une malhonnêteté.

Si le système de santé anglais ne fonctionne pas -- et de nombreux Britannique s'en plaignent, en effet -- c'est la faute au socialisme, et non au libéralisme.

Les bonnes âmes de gauche qui prennent plaisir à taper ainsi sur l' "enfer libéral de Tony Blair" oublient commodément que le système de santé anglais s'appelle NHS, c'est à dire National Health Service.

Il est totalement nationalisé, et se trouve donc être infiniment plus collectiviste que le nôtre, qui repose de façon importante sur une partie privée: la médecine libérale de ville, et l'hôpital privé, ce dernier étant, entre parenthèses, nettement moins coûteux que l'hôpital public pour les mêmes actes médicaux.

Les vices du NHS ne sont pas, comme vous le dites, de laisser les pauvres de côté; ce sont la mauvaise qualité des soins, et surtout les longues files d'attentes qui obligent à des attentes excessives pour avoir un rendez-vous chez le médecin, subir une opération, etc.

Bref, les tares typiques d'un système collectiviste. De nombreux avis convergent pour dénoncer la bureaucratie pléthorique et bloquante qui y règne: le même phénomène qui commence d'être dénoncé dans nos hôpitaux publics.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 01.02.2007

Si vous êtes intéressé par nos idées, alors venez dialoguer avec nous sur www.besoindair.fr

Ecrit par : Olivier | 14.02.2007

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