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29.01.2007
Europe : la France sur la touche
Le 26 janvier 2007, à l’invitation de l’Espagne et du Luxembourg, les 18 pays qui ont déjà ratifié le texte se sont réunis à Madrid avec l’Irlande et le Portugal, qui se qualifient eux-mêmes d’« Amis de la Constitution ». Cette rencontre avait un objectif particulier : relancer les réformes liées à la Constitution et maintenir la « substance du texte ». On oublie trop souvent dans le débat autour de la Constitution européenne que 18 des 27 États membres ont exprimé leur accord sur le nouveau cadre institutionnel. C’est, disons-le, une très large majorité.
L’Allemagne, qui vient de prendre la présidence tournante de l’Union européenne relance la question constitutionnelle. Depuis le double non du printemps 2005, il s’agit là de la première présidence dont le programme de travail prévoit une réactivation du processus constitutionnel européen.
Cette éjection dramatique de la France du cadre décisionnel de la construction européenne, correspond sans nul doute au fameux « Plan B » promis par les ténors du « Non » au référendum. L’orgueil français, qui est tant moqué à l’étranger, nous a conduit à croire qu’un simple « non » français pouvait amener tous les autres pays européens à revoir leur position. Il n’en est rien, et nous en payons aujourd’hui les conséquences par une mise à l’écart qui signe notre honte.
A l'issue de ce sommet de Madrid, le secrétaire d'état espagnol pour l'Union européenne, Alberto Navarro, a souligné la volonté des pays participants de "savoir ce que les autres leur proposent". "Nous sommes prêts à écouter les autres (...) mais nous voulons commencer par le traité que nous avons tous signé", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, aux côtés du ministre luxembourgeois délégué aux Affaires étrangères, Nicolas Schmit, co-organisateur de la réunion. "Nous voulons savoir ce qui ne va pas (dans le Traité) aux yeux de la France et des Pays-Bas", a souligné M. Schmit.
Pendant ce temps, les candidats à l’élection présidentielle nous parlent de la grandeur de la France, de la voix de la France… mais ils vivent dans un monde qui n’existe plus et qui se fait sans nous.
Stéphane Guyon
20:46 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





Commentaires
Français partisan du "oui" au référendum, je souhaite même que les 18 aillent au bout de leur démarche et créent "leur" Europe. Après tout, ils sont majoritaires et ont une occasion unique de donner à ces arrogants Français une cinglante leçon d'humilité.
Ecrit par : Archilibéral | 30.01.2007
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