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24.02.2007
Quoi de neuf ? Jospin !
Les partis politiques organisés en courants, affrontent un dilemme bien particulier : soit ils disposent d’un leader charismatique incontestable qui transcende les courants, soit… il faut faire une place à tout le monde.
En restructurant son équipe de campagne et en y intégrant tous les dinosaures de son parti, Ségolène Royal signe son aveu d’impuissance et assume le reproche d’incompétence qui lui est fait depuis qu’elle a commencé à s’exprimer publiquement sur les grands sujets nationaux et internationaux. Cette convocation des « vieux » signifie implicitement : « Ne vous en faites pas si je raconte n’importe quoi, je suis coachée par des professionnels qui rattraperont mes bourdes une fois que vous m’aurez élue ». Après n’avoir été qu’une photo dans la presse people et qu’un chiffre dans les sondages, Royal n’est aujourd’hui plus qu’un nom sur un bulletin de vote.
Nicolas Sarkozy convoquait les mannes de Jaurès et Blum, Ségolène Royal nous ressort Mauroy en chair et en os : au référendum sur « La France du bon vieux temps », le PS mène actuellement 1 à 0.![]()
Sur son blog, Guy Birenbaum, que l’on ne peut guère soupçonner d’être de droite, livre une réflexion intéressante sur cet appel aux caciques du PS. Pendant des mois, Ségolène Royal nous a vanté les mérites de la démocratie participative, du contact direct avec les électeurs, des jurys citoyens… En la choisissant, les militants du PS ont validé sa rupture avec les vieilles méthodes politiciennes et les combines d’appareil.
A deux mois du scrutin, un constat s’impose : Ségolène Royal a progressivement renoncé à tout ce qui faisait sa force et son originalité aux yeux des socialistes comme des français en général. Elle est aujourd’hui la seule candidate à vivre une campagne « à reculons », qui va de renoncement en renoncement.
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Parti socialiste, Jospin





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