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26.02.2007

Edouard Fillias appelle les maires à résister aux pressions pour sauver le pluralisme

Communiqué de presse - 26 février 2007

medium_IMG_6971.jpgInterpellé par les déclarations de nombreux élus, qui trouvent notre campagne présidentielle intéressante mais redoutent la publicité qui pourrait être faite à leur parrainage, Edouard Fillias lance un appel solennel aux maires.

Dans notre système politique, où l’absence de toute dose de proportionnelle interdit l’accès des formations minoritaires aux assemblées, le premier tour de la présidentielle est la seule soupape démocratique, qui permet l’expression des différentes tendances aux électeurs.

Hélas, cette campagne présidentielle, au lieu d’ouvrir un débat sur les grands enjeux auxquels nous devrons faire face dans les prochaines années, risque de se transformer en étouffoir.

A travers leur parrainage, les maires de France détiennent les clés de cette situation.

Si près de 400 d’entre eux se sont déjà engagés à apporter leur signature à notre candidat, beaucoup nous disent craindre la publicité qui pourrait être faite à leur démarche. Ils évoquent des pressions politiques, mais aussi administratives.

Dans une lettre ouverte qu’il publie sur son site, Edouard Fillias appelle les élus à résister à ces pressions: « Car vous êtes le dernier rempart du pluralisme. Résistez au nom de la liberté des électeurs. Résistez au nom de la démocratie et de l’exigence que nous avons tous pour elle. Agissez en justes dans un système injuste. »

Alors que les candidatures antilibérales se multiplient, à gauche comme à droite, et qu’aucun candidat ne se revendique du libéralisme, la candidature d’Edouard Fillias est une nécessité pour éclairer les électeurs sur les réformes nécessaires pour notre pays, comme l’a souligné Alain Madelin, premier élu à nous avoir apporté son soutien, lors de notre récent congrès.medium_IMG_6530.jpg

Alternative Libérale appelle ses adhérents et sympathisants, ainsi que tous ceux qui pensent que les Français méritent un véritable pluralisme démocratique, à se mobiliser afin de permettre à son candidat de participer au premier tour de l’élection présidentielle.

Pour plus d’informations ou pour nous aider à franchir cet obstacle, appelez Jean-Paul Oury, notre responsable presse au 06 28 07 76 35 ou contactez Pierre Maury, coordinateur de notre collecte de signatures : p.maury@alternative-liberale.fr.

24.02.2007

Quoi de neuf ? Jospin !

medium_VoeuxRoyal.jpgLes partis politiques organisés en courants, affrontent un dilemme bien particulier : soit ils disposent d’un leader charismatique incontestable qui transcende les courants, soit… il faut faire une place à tout le monde.

En restructurant son équipe de campagne et en y intégrant tous les dinosaures de son parti, Ségolène Royal signe son aveu d’impuissance et assume le reproche d’incompétence qui lui est fait depuis qu’elle a commencé à s’exprimer publiquement sur les grands sujets nationaux et internationaux. Cette convocation des « vieux » signifie  implicitement : « Ne vous en faites pas si je raconte n’importe quoi, je suis coachée par des professionnels qui rattraperont mes bourdes une fois que vous m’aurez élue ». Après n’avoir été qu’une photo dans la presse people et qu’un chiffre dans les sondages, Royal n’est aujourd’hui plus qu’un nom sur un bulletin de vote.

Nicolas Sarkozy convoquait les mannes de Jaurès et Blum, Ségolène Royal nous ressort Mauroy en chair et en os : au référendum sur « La France du bon vieux temps », le PS mène actuellement 1 à 0.medium_167664.jpg

Sur son blog, Guy Birenbaum, que l’on ne peut guère soupçonner d’être de droite, livre une réflexion intéressante sur cet appel aux caciques du PS. Pendant des mois, Ségolène Royal nous a vanté les mérites de la démocratie participative, du contact direct avec les électeurs, des jurys citoyens… En la choisissant, les militants du PS ont validé sa rupture avec les vieilles méthodes politiciennes et les combines d’appareil.

A deux mois du scrutin, un constat s’impose : Ségolène Royal a progressivement renoncé à tout ce qui faisait sa force et son originalité aux yeux des socialistes comme des français en général. Elle est aujourd’hui la seule candidate à vivre une campagne « à reculons », qui va de renoncement en renoncement.

 

21.02.2007

Congrès d'Alternative Libérale au Bataclan

La vidéo du congrès d'Alternative Libérale au Bataclan, le 4 février 2007, est en ligne.

Revivez les moments forts de ce congrès avec les interventions d'Edouard Fillias, d'Alain Madelin et de Marielle de Sarnez.

Pour une lecture plus facile, chaque intervenant donne lieu à une vidéo séparée.

Cliquez ici pour voir les vidéos

 

20.02.2007

Edouard Fillias : portrait

Une fois n'est pas coutume, je vous invite à vous rendre sur la page du jour de Libération, qui offre à ses lecteurs aujourd'hui, un excellent portrait d'Edouard Fillias, candidat d'Alternative Libérale à l'élection présidentielle.

 

Lire l'article

 

 

16.02.2007

Présidentielle : le programme "santé" des candidats

Les candidats à l’élection présidentielle se livrent, en ce moment, à une débauche de promesses qui donnent lieu à des batailles de chiffres pour déterminer le coût des différents programmes.

Dans le domaine de la santé publique, les programmes sont particulièrement généreux. Tous ou presque, reposent sur un mensonge : celui de la gratuité.

Or, toute personne censée sait  pertinemment que rien n’est jamais gratuit. La CMU par exemple, qui permet d’être remboursé à 100% des actes de soins et des médicaments en fonction d’un plafond de ressources, instaure une gratuité virtuelle pour ses bénéficiaires, qui est en réalité financée par l’impôt, donc par la collectivité.

Voici une petite revue des promesses des différents candidats en matière de santé publique. J’ai volontairement retiré de ce catalogue les déclarations d’intentions absurdes (« Relever le défi de l’allongement de la durée de la vie » chez Ségolène Royal), ainsi que les promesses qui consistent à mettre en place des structures déjà existantes (« Régionalisation de la santé » chez François Bayrou).

medium_sarkozy.jpgNicolas Sarkozy

-        Financement intégral des prestations d’assurance maladie par l’impôt, et non par les cotisations sociales. Y a de l'idée... Mais pourquoi ne pas aller plus loin ? Depuis l'instauration de la CMU en 1999, ce n'est plus le travail qui détermine l'accès à la couverture médicale, mais la résidence. La logique voudrait donc que l'entreprise cesse complètement d'assurer le risque maladie et que la solidarité nationale prenne le relais, par l'impôt.

-        Franchise forfaitaire modulable sur la consommation de soins. Cela peut contribuer à responsabiliser les gens mais ça ne règle pas le problème.

-        Création d’une 5e branche de la sécurité sociale destinée aux personnes en perte d’autonomie.

medium_royal_2.jpgSégolène Royal

-       Gratuité complète des soins pour les enfants jusqu’à 16 ans. Gratuité pour les uns = financement par les autres

-       Politique volontaire de répartitions géographiques des professionnels de santé, notamment pour les étudiants en médecine à la fin de leurs études. On fait comment pour obliger les médecins à s'installer dans telle zone plutôt que dans telle autre ? Si on répartit les médecins comme on répartit les enseignants, cela signifie que l'on nationalise complètement la médecine ?

-        Création de nouvelles structures de santé dans les quartiers. Des dispensaires ? Pourquoi un quartier réputé "difficile" aurait-il besoin d'une structure (publique) de santé particulière ? A quoi servent les hôpitaux dans ce cas ?

-         Création d’une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. De nouveau, la "gratuité"

-        Rétablir les moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière. C'est faux. La droite n'a malheureusement pas supprimé l'AME (Aide Médicale d'Etat) qui permet à tout étranger en situation irrégulière de bénéficier de la prise en charge à 100% de ses soins et de ses médicaments.

medium_bayrou_2.jpgFrançois Bayrou

-         Instauration d’une couverture universelle avec remboursement à 100% par extension de la CMU. Elle serait entièrement financée par la CSG. Voir le programme de Marie-Georges Buffet pour la gratuité complète des soins...

-       Arrêt des mesures d’économies ponctuelles comme les déremboursements. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, dans son rapport de 2004 précise : "Le système de financement s'épuiserait à vouloir couvrir sans tri, tout ce que l'industrie et les professionnels de santé peuvent offrir".

medium_buffet_2.jpgMarie-Georges Buffet

-        Prise en charge totale et à 100% des enfants et des personnes dépendantes. Première étape vers le remboursement à 100% de tous les actes pour l’ensemble de la population. Gratuité...

-        Réforme du financement de l’assurance maladie en augmentant la cotisation patronale et en créant une cotisation additionnelle sur les revenus financiers. Ou comment deresponsabiliser les personnes : je suis assuré à 100% mais je ne paye pas mon assurance.

             medium_Le_Pen.jpg          

Jean-Marie Le Pen

-       Diversification du financement de la branche maladie. Maintien du système de cotisation et instauration d’une TVA sociale.

-       La sécurité sociale restera obligatoire mais le « petit risque » ne sera plus couvert. C'est quoi le "petit risque" ?

-      Réforme de la fiscalité sur le médicament. Actuellement les médicaments sont soumis à deux taux de TVA : une TVA à 2.1% pour les médicaments remboursés et une TVA à 5.5% pour les médicaments non remboursés. Alors pourquoi réformer la fiscalité sur les médicaments ? Pour augmenter la TVA et financer la fameuse TVA sociale ?

-       Instauration de la préférence nationale pour l’aide sociale. C'est infaisable. Voici pourquoi.

medium_Voynet.jpgDominique Voynet

-       Suppression des droits au dépassement d’honoraires. Suppression de l’euro forfaitaire non remboursé par consultation, et de la franchise de 18€ sur les actes médicaux lourds. Gratuité encore... Quand on pense que Voynet est médecin anesthésiste de formation...

-       Fondation d’un régime obligatoire et universel basé sur le principe de solidarité. C'est pas déjà notre système actuel ?

                 medium_besancenot.jpg                 

Olivier Besancenot

-       Remboursement intégral de tous les médicaments mis sur le marché.

-       Nationalisation de l’industrie pharmaceutique et des cliniques privées.

-      Fin de l’organisation libérale de la médecine de ville et de la tarification à l’acte.

URSS is coming back !

medium_edouard_escalier_jpeg.JPGEdouard Fillias

-      Fin du monopole de la Sécurité Sociale et liberté pour chacun, du choix de ses assurances afin de bénéficier du meilleur tarif possible. Rappelons qu'il s'agit là de la simple mise en oeuvre d'une directive européenne de 1994 qui met fin (théoriquement puisque la France refuse de l'appliquer) au monopole de la Sécurité Sociale.

-      Versement du salaire « réel » à chaque salarié. Les cotisations sociales ne seraient plus prélevées sur le bulletin de salaire afin que chacun retrouve les moyens de s’assurer lui-même.

-      Etablissement d’un panier de soins universel pour une prime forfaitaire annuelle, que les assurances privées auraient l’obligation de proposer dans tous leurs contrats de base.

-          Suppression progressive des régimes spéciaux d’assurance santé.

14.02.2007

Chirac l'anti-libéral

Il est regrettable qu’un président de la République sur le départ, ne soit plus capable d’exister politiquement qu’à travers sa capacité de nuisance. Chirac en fait une nouvelle fois la démonstration, en commettant un livre d’entretiens avec le journaliste Pierre Péan, qui sortira le 17 février sous le titre « L’inconnu de l’Elysée » (Fayard).

Le choix de Pierre Péan, qui avait déjà confessé Mitterrand dans « Une jeunesse française » (Fayard, 1994) est tout à fait révélateur d’un certain cynisme politique. A l’époque, nous avions appris que Mitterrand était en réalité un homme de droite dont les convictions socialistes tenaient pour une part, de la posture d’un ambitieux. Avec « L’inconnu de l’Elysée », les naïfs qui en doutaient encore, finiront de se convaincre que Chirac est un homme de gauche, pour qui l’absence de convictions a toujours tenue lieu de ligne directrice.

Les bonnes feuilles de l’ouvrage, publiées récemment par Marianne, nous montrent un Chirac d’autant plus anti-libéral que le rôle est à la mode. Voici quelques citations éclairantes :

« Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme et qu’il conduira aux mêmes excès. L’un comme l’autre sont des perversions de la pensée humaine ».

« Le libéralisme est aussi dangereux et conduira aux mêmes excès que le communisme ».

« On ne pourra maintenir longtemps un système qui consiste, en réalité, à laisser les gens faire pratiquement tout ce qu’ils veulent ».

medium_il_ecoute.jpgNe faisons pas à Chirac l’injure de lui rappeler l’admiration qu’il professait en 1986 pour Reagan et Thatcher, lors de la première cohabitation. De même, il serait inutile de lui faire remarquer qu’en mettant dans le même sac libéralisme et communisme (combien de morts dans les goulags libéraux ?), il injurie tout ceux qui, de Lech Walesa à Vaclav Havel, se sont battus pour que la liberté triomphe de cette idéologie totalitaire et meurtrière.

Le libéralisme est avant tout une pensée politique fondée sur le respect absolu des droits de l’individu. Il est à la racine de notre devise nationale « Liberté – Egalité – Fraternité ». La liberté y est première, et c’est elle qui permet l’égalité et la fraternité, inenvisageables entre des hommes qui ne seraient pas d’abord libres.

medium_il_construit.JPGComme souvent, Chirac se trompe en reprenant à son compte les critiques de l’extrême gauche, qui font du libéralisme le responsable de toutes les injustices du monde. Il lui reste peu de temps pour commettre de nouvelles erreurs. Espérons que celle-ci sera la dernière.

12.02.2007

Programme socialiste : le petit chaperon rouge promet la lune

 A quoi servent les Blogs ? Entre autre, à empêcher les politiques de dire n'importe quoi dans l'indifférence générale.

Parmi les mesures phares proposées par Ségolène Royal dans son discours du 11 février, il y a l’augmentation du SMIC à 1500 €, « dès que possible ». Cette mesure, destinée à gauchir un programme jugé trop « blairiste », est une aberration.

Comme souvent avec les idées socialistes, le point de départ est une bonne intention. Augmenter le pouvoir d’achat des salariés les moins qualifiés. Et comme souvent avec les idées socialistes, cette mesure est condamnée à obtenir l’effet exactement inverse.

L'OCDE estime que 5 points de plus de Smic donnent 1 point de plus de chômage. L'institut national de la statistique et des études économiques a montré, dans une autre étude, qu'une augmentation de 10% du Smic détruirait 290 000 emplois peu qualifiés.

Pourquoi l’augmentation du SMIC détruit-elle des emplois ?

Un entrepreneur n’embauche un salarié qu’à la condition que celui-ci crée davantage de revenu qu’il ne coûte en salaire. Et quand on augmente le salaire minimum artificiellement, comme le veut Ségolène Royal, plus d’employés se retrouvent dans le cas où leur productivité sera inférieure à leur rémunération.  Les jeunes et les personnes peu formées sont souvent dans ce cas.

En fixant un salaire minimum trop élevé, l’Etat exclut du marché du travail les personnes dont la productivité est faible. Et plus le salaire minimum augmente, plus il faut être qualifié pour échapper à ce chômage artificiel, créé de toute pièce par les pouvoirs publics.

Voici un exemple donné dans une étude de 2002, qui reste parfaitement valable aujourd'hui. Un couple marié, au chômage avec deux enfants, pouvait, avec le RMI, l'allocation logement et les allocations familiales, toucher 1097 euros par mois. Si l’un des conjoints retrouve un emploi à mi-temps au Smic, le revenu familial est inchangé. S'il travaille à temps complet, le revenu familial augmente seulement de 91,4 €, soit 0,76 € par heure travaillée. Qui peut accepter de travailler pour 0,76 € de l'heure ?

En France, 60% des salariés gagnent entre 1 et  1,6 fois le SMIC, faisant de la France le pays du G7 ou les salaires perçus par les employés sont les plus faibles. La proposition de Ségolène Royal s’attaque donc directement à ceux qu’elle prétend aider.

Le drame, est que les ténors socialistes connaissent parfaitement les mécanismes dont nous venons de parler. En promettant d’augmenter le Smic, ils savent qu’ils détruiront des emplois.

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10.02.2007

Lundi 12 février : rencontre AL dans le 94

Lundi 12 février : 19h00 - 20h30

Brasserie "Le Saint Louis", 1 avenue du Château, à Vincennes (M° Chateau de Vincennes)
 

Venez découvrir Alternative Libérale, rencontrer ses responsables au niveau départemental, poser vos questions, vous informer.

Au cours de cet apéritif, nous proposons :


- de présenter les perspectives d'Alternative Libérale sur le plan national
- de débattre ensemble des actions que nous pouvons envisager dans le Val de Marne, plus particulièrement dans les circonscriptions où nous envisageons de présenter des candidats. 

Alternative est un parti jeune, plein d'avenir et d'enthousiasme.

Tout reste donc à construire, et chacun peut y contribuer.

08.02.2007

La contagion libérale !

On ne lit jamais assez la presse professionnelle. En couverture du Pharmacien de France de février (mensuel destiné aux professionnels de l’officine) s’étale un titre tapageur :

La contagion libérale !

S’ensuit une série d’articles qui n’ont qu’un seul objectif : attaquer la Commission de Bruxelles dont les coups de boutoir répétés contre les différents monopoles pharmaceutiques en Europe, commencent sérieusement à inquiéter les français.

On mesure d’ailleurs bien l’étendue de cette inquiétude à la lecture de l’éditorial de Philippe Berthelot, directeur de la rédaction du Pharmacien de France et membre du bureau national de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France :

- « N’oublions pas que, d’une certaine façon, le rejet par référendum de la Constitution Européenne en 2005 a été, entre autres, la manifestation d’une volonté de préserver des valeurs traditionnelles face à une Europe marquée par la contagion libérale »

Mais qu’est-ce qui inquiète donc tant les pharmaciens français ? Petit rappel de la situation actuelle.

En France, la profession est protégée et encadrée par l’Ordre National des Pharmaciens dont le credo repose sur trois piliers :

-          Le monopole pharmaceutique : un médicament ne peut être délivré et vendu que par un pharmacien.

-          La propriété de l’officine : seul un pharmacien peut-être propriétaire d’une pharmacie. Il est interdit à un non pharmacien d’investir, même de manière minoritaire, dans une officine.

-          La loi de répartition démographique : l’ouverture d’une nouvelle pharmacie est soumise à l’autorisation du préfet et du Conseil de l’Ordre selon des critères démographiques : une pharmacie pour 2500 habitants.

Ces trois piliers, que l’on retrouvait à l’identique, à peu près partout en Europe, on été récemment remis en cause dans plusieurs pays, soit sur injonction de Bruxelles, soit du fait même des pays concernés qui considèrent que cette sur-protection n’a plus lieu d’être dans une société moderne et ouverte.

Le Portugal et l’Italie par exemple, ont opté récemment pour une libéralisation du marché du médicament sans ordonnance. Dans ces deux pays, on peut désormais acheter son Nurofen, son Fervex on son citrate de bétaïne en grande surface, à condition qu’un pharmacien soit présent dans le magasin. Les prix sont libres, la concurrence joue à plein, pour le plus grand profit des consommateurs. Il est évident que la petite pharmacie de quartier qui vend 30 boites de Nurofen par mois à 3,10€ l’unité ne peut pas rivaliser avec un grand groupe qui commercialisera le même Nurofen à 1,30€.

En France, le Conseil de l’Ordre des pharmaciens se bat comme un beau diable contre toute remise en cause de son monopole. Carrefour et Leclerc ont été condamnés à plusieurs reprises pour avoir tenté de rajouter en douce, quelques médicaments réservés au monopole pharmaceutique dans leurs rayons. Entendons-nous bien : nous ne parlons ici que des médicaments vendus sans ordonnance, c'est-à-dire, tout ce qui concerne l’auto-médication familiale.

L’Ordre et les syndicats de pharmaciens s’abritent derrière la défense d’un « système de santé publique de proximité » dont ils seraient les garants. En réalité, le combat d’arrière-garde qu’ils mènent pour protéger leur monopole, prive les consommateurs d’un accès à moindre coût aux médicaments courants. De la même manière, l’interdiction faite aux non-pharmaciens d’investir dans les officines, empêchent celles qui le souhaiteraient de se développer grâce à un apport de capitaux extérieurs.

La pharmacie est aujourd’hui une profession congelée par des archaïsmes syndicaux qui l’obligent à regarder le monde avancer sans elle. Lorsque sa presse professionnelle parle de « contagion libérale », elle exprime bien toute la peur du monde moderne qui paralyse des syndicats arc-boutés sur la défense de leur situation acquise, sourd aux intérêts économiques des patients et rétifs à toute évolution de leur métier.

Un exemple ? Les groupes agro-alimentaire investissent massivement le marché des « Alicaments » (aliments ayant une influence positive sur la santé) : lait au soja, beurre et fromage pauvres en cholestérol, et même yaourt « bon pour la peau » avec le nouveau Essensis de Danone. Tout passe par le circuit de la grande distribution. Les syndicats de pharmaciens hurlent, mais regardent passer le train sans même songer à s’adapter à la demande des consommateurs.

Les archaïsmes propres aux instances dirigeantes de cette profession sont symptomatiques d’un problème bien français. Encore une fois, les réformes salutaires risquent d’être imposées de l’extérieur (par l’Europe en l’occurrence), sans que les pharmaciens soient à l’origine de ces réformes et sans qu’ils aient conscience de leur urgence. Au contraire, il est à parier que d’ici une quinzaine d’années, le Conseil de l’Ordre demandera des subventions à l’Etat pour soutenir les pharmacies économiquement non viables, et maintenir une officine dans le moindre village, « parce qu’il en a toujours été ainsi ».

05.02.2007

J'ai une question à vous poser

100 français sélectionnés par la SOFRES, un amphithéatre, un Poivre d'Arvor

et Sarkozy inaugurait la nouvelle émission de TF1.

Deux remarques à chaud s'imposent :

Aucune question sur l'Europe n'a été posée. Ce panel de français sélectionnés était sans doute représentatif des peurs qui verrouillent le pays et qui le conduisent à se refermer sur lui-même. Or, plus de la moitié de nos lois sont des transpositions en droit français de décisions prises à Bruxelles. Il est donc bien illusoire d'interroger un candidat sur ce qu'il fera ou ne fera pas, sans lui parler de l'Europe qui limitera forcèment ses choix.

Proposition de Sarkozy concernant le travail : "les 35h resteront un minimum, mais on aura la possibilité de travailler plus et de gagner plus, notamment à travers une exonération complète de charges pour les heures supplémentaires. Ceux qui voudront rester aux 35h pourront le faire, mais ceux qui voudront faire des heures supplémentaires pourront le faire aussi."

Je passe sur l'exonération de charges pour les heures supplémentaires. Encore une fois on propose de créer une niche fiscale pour une catégorie particulières (ceux qui voudront travailler plus), alors que l'ensemble des entreprises françaises attendent une baisse immédiate et conséquente des charges qui pèsent sur le travail et la production.

Une chose en revanche, retient mon attention : la liberté de travailler plus est-elle également la liberté de refuser de le faire ? Je m'explique : Sarkozy souhaite que ceux qui veulent rester aux 35h puissent le faire, sans être obligés de faire des heures supplémentaires. Derrière cette proposition, il y a donc une diminution du pouvoir de direction de l'employeur, orchestrée et encouragée par l'Etat. Mine de rien, c'est une petite révolution dans le droit du travail.

 

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