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28.03.2007

Gare du Nord : des émeutes "spontanées" ?

medium_emeutes_gare_du_nord_1.jpgOn essaie de nous faire croire que le contrôle d’un voyageur sans ticket dans le métro serait à l’origine des émeutes dans la Gare du Nord.

Les centaines de jeunes qui ont pillé des boutiques et vandalisé le sous-sol de la gare ne se trouvaient pas tous ensemble là, par hasard, et il ne  faut pas y voir une réaction spontanée à un contrôle de ticket dont ils n’ont même pas été témoins.

La police serait intervenue au côté des contrôleurs de la RATP. Nous avons tous vu des réactions agressives dans le métro, lors du contrôle de ceux qui estiment que la loi n’est pas faite pour être respectée et qu’on peut voyager sans ticket ou piller des boutiques sans être inquiété. 

Les incidents de la Gare du Nord me semblent être une manifestation bien organisée, au lendemain du départ de Nicolas Sarkozy du Ministère de l’intérieur, et c’est pourquoi la tentative de récupération par la gauche, avant même de connaître avec certitude la cause de ces incidents, est déplacée et bassement politique.

 

voir la vidéo des événements sur euronews

Eloi Jutteau

Europe... Echec

Bon allez, juste pour rire...

Ce n'est pas un photo montage, ce n'est pas truqué, c'est bel et bien la couverture de Europe Echecs, mensuel dans lequel François Bayrou donne une interview que l'on peut lire ici. C'est Guy Birenbaum qui a levé le lièvre. On peut cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Lacan a dû se retourner dans sa tombe...

medium_Bayrou_echec.jpg

24.03.2007

Et l'Europe, bordel !?

medium_parlement_europeen_1.3.JPGDur dur d’être un militant européen dans cette campagne présidentielle… Nous fêtons les 50 ans du traité de Rome avec un candidat aux Antilles, l’autre à la Réunion, pendant que la 3e se garde bien d’aborder le sujet pour éviter de réveiller les vieux démons de son parti qui s’est déchiré lors du dernier référendum. Les seuls candidats qui ont abordé de front le sujet européen, pour en dire tout le mal qu’ils en pensaient, sont Le Pen et Villiers. Pas très glorieux.

Dans la vision française développée par nos politiques, l’Europe est comme le libéralisme : un bouc émissaire, un repoussoir, l’exutoire de tous nos fantasmes nationaux. D’ailleurs, l’Europe est régulièrement taxée « d’ultra-libérale », injure suprême qui résume à elle seule tout le mal qu’on en pense à droite comme à gauche.

Pour fêter dignement l’anniversaire de la construction européenne sur ce blog, je ne me lancerais pas dans de savantes analyses ou de laborieuses comparaisons. Je ne veux retenir qu’une seule chose. L’Europe a apporté la paix à notre vieux continent.

Je vois d’ici ceux qui rigolent… la paix aujourd’hui, c’est comme l’électricité ou l’eau courante, c’est évident. Et pourtant, depuis 1947 et la signature du traité de Rome, l’Europe a connu 50 années de paix consécutives. Au cours des siècles précédents, cela n’était jamais arrivé. Jamais l’Europe n’avait connu 50 années de paix consécutives.

Je n’ai pas fait la guerre, mon père non plus et mes enfants ne la feront sans doute pas. Rien que pour cela, la construction européenne est un succès majeur.

Pour appuyer ce qui précède, je me suis amusé à reprendre une chronologie de l’histoire de France en la divisant par période de 50 ans. Je n’ai retenu que les principaux conflits, mais on verra ainsi, qu’avant le traité de Rome, chaque génération de français à connu au moins une guerre.   

2007 – 1947 : aucun conflit européen

1947 – 1897 : 1er et 2e guerre mondiale

1897 – 1847 :

1870/1871 : guerre franco/prussienne

1859 guerre franco/autrichienne

1854 - 1856 : guerre entre la France et l’Angleterre d’une part, la Russie d’autre part

1849 : les troupes françaises à Rome

1847 – 1797 :

1823 : guerre franco/espagnole

1805 – 1814 : guerres napoléoniennes en Europe

1797 – 1747

1792 – 1795 : guerres révolutionnaires

1778 – 1781 : guerre franco/anglaise

1756 – 1763 : en Europe : guerre de 7 ans

1747 – 1697

1741 – 1748 : guerre de succession d’Autriche

1732 – 1735 : guerre franco/autrichienne

1719 – 1720 : guerre franco/espagnole

1702 – 1713 : guerre de succession d’Espagne

1697 – 1647

1688 – 1697 : guerre de la ligue d’Augsbourg

1672 – 1679 : guerre de Hollande

1667 – 1668 : guerre de dévolution

1647 – 1597

1618 – 1648 : guerre de 30 ans qui ravage l’Europe

1600 – 1601 : guerre entre la France et la Savoie

1597 – 1547

1595 : début de la guerre franco/espagnole

1562 – 1594 : en France, guerres de religion

1557 – 1559 : guerre franco/espagnole

1549 : guerre franco/anglaise

1547 – 1497

1542 – 1544 : guerre entre la France et l’Empire de Charles Quint

1536 : guerre franco/savoyarde

1521 – 1529 : guerre entre la France et l’empire de Charles Quint, soutenu par l’Angleterre

1515 : guerre franco/milanaise

1511 – 1514 : les troupes françaises en Italie affrontent les anglais, les autrichiens et les troupes du pape

1509 : guerre franco/vénitienne

1497 – 1447

1453 : fin de la guerre de 100 ans

bon, je ne poursuis pas la démonstration ?

23.03.2007

Rencontre ALTERNATIVE LIBERALE dans le Val-de-Marne

Nous entrons pleinement dans la campagne présidentielle, puis viendra la campagne législative.  C’est le moment de faire le point sur les actions et perspectives d’ALTERNATIVE LIBERALE

C’est pourquoi nous vous invitons à une nouvelle rencontre

le Lundi 26 mars de 19h00 à 20h30

Brasserie Le Saint-Louis, 1, avenue du Château à Vincennes

 (Accès : RER A station "Vincennes" - Ligne 1, terminus "Château de Vincennes")

Militants, sympathisants, simples curieux, vous y êtes tous les bienvenus. Alternative est un parti jeune, plein d’avenir et d’enthousiasme. Tout reste donc à construire, et chacun peut y contribuer.

N’hésitez pas à en parler à vos amis et à transférer ce message.

Cordialement, 

Eloi Juteau ( eloi.juteau@alternative-liberale.fr ),

06-87-82-58-08

Thierry Vimal (t.vimal@alternative-liberale.fr )

Stéphane Guyon (s.guyon@alternative-liberale.fr )

 

20.03.2007

Ne faites pas semblant de ne pas me comprendre madame Parisot !

medium_167664.2.jpgSégolène Royal était l’autre jour, l’invitée de Christine Ockrent sur France 3, en compagnie, notamment, de Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. Cette dernière a posé une question simple : que devons-nous penser lorsque Ségolène Royal dit, d’un côté qu’elle est ouverte sur la question des 35h, alors que de l’autre, le point N°16 de son pacte présidentiel affirme clairement que la candidate consolidera l’acquis que représente la réduction du temps de travail.

Réponse de Ségolène Royal : on avait rarement vu un candidat à l’Elysée se comporter de façon aussi hautaine et méprisante face à un invité sur un plateau de télévision… « Ne faites pas semblant de ne pas me comprendre madame Parisot… », « Sortez de vos dogmes madame Parisot, moi je ne suis pas dogmatique… » etc.

medium_laurence_parisot.3.JPGCette émission a permis d’évoquer le traitement du chômage, tel que l’envisage la candidate socialiste. Au passage, Ségolène Royal a évoqué le scandale des délocalisations massives qui entraînent une plus grande précarité pour les salariés français. Je vous invite à ce propos à lire d’urgence l’excellent article de libéralisme expliqué sur les véritables chiffres des délocalisations en France. Savez-vous combien de nos emplois partent chaque année à l’étranger ? Accrochez-vous : 0.032 % ! Il est effectivement essentiel de combattre ce fléau avec toutes les armes à la disposition de l’Etat !

medium_ANPE.JPGDepuis de nombreuses années, les pouvoirs publics de gauche comme de droite, considèrent que la meilleure réponse au problème du chômage, consiste à ajouter des obstacles légaux aux licenciements. Chacun sait pertinemment que cette « fonctionnarisation » de l’entreprise privée est une mauvaise chose, mais elle est « populaire », car elle procède d’un état d’esprit qui considère l’entreprise comme un lieu d’affrontement permanent entre salariés exploités d’un côté et patrons gloutons de l’autre.

En matière de lutte contre le chômage, le programme présidentiel de Ségolène Royal n’innove pas. Il propose des mesures d’accompagnement des personnes sans emploi ainsi que des mesures de rétorsion contre les entreprises qui licencient, mais rien qui soit de nature à favoriser l’emploi en tant que tel. Dit autrement, les socialistes considèrent l’emploi comme un gros gâteau enfermé dans un moule et qu’il serait impossible de faire grossir. Les seules idées qu’ils développent dans ce domaine, consistent à donner une compensation à ceux qui ont été privé de gâteau et à taper sur les doigts de ceux qui ont pris la part des copains.

Par exemple :

Ségolène Royal propose, dans le cadre d’une « sécurité sociale professionnelle », de maintenir le niveau de rémunération des chômeurs à 90% de leur ancien salaire pendant un an, tout en leur proposant une formation et un accompagnement personnalisé. Dans son programme, le financement de cette mesure ambitieuse n’apparaît nulle part. Or, chacun sait que les comptes de l’UNEDIC sont déjà gravement déficitaires et qu’il paraît impossible que notre système d’assurance chômage prenne en charge cette proposition. En outre, un tel système supprimerait d’emblée toute incitation à retravailler avant un an.

Autre exemple :

Ségolène Royal propose de « conditionner les aides publiques à l’entreprise à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels, et obtenir le remboursement de ces aides en cas de délocalisation. »

L’idée est à la mode. Tellement à la mode d’ailleurs que l’actuel gouvernement à cherché à la mettre en œuvre. Prudent, il a demandé un rapport de faisabilité au Conseil d’Orientation pour l’Emploi. Ségolène Royal n’a pas dû lire ce rapport, qui conclut à l’extrême difficulté d’application de ce type de mesure de rétorsion ainsi qu’à leur complète inefficacité dissuasive sur les licenciements. En revanche, le même rapport constate que les réductions de charge ont des résultats positifs sur l’emploi.

medium_fonctionnaires.JPGConclusion, Ségolène Royal, qui n’est « pas dogmatique » se révèle incapable de sortir des solutions étatistes du traitement du chômage qui ont, comme chacun sait, largement fait leurs preuves. L’entreprise privée, voila l’ennemi. Tous fonctionnaires, voila notre rêve.

Stéphane

19.03.2007

Les problèmes de stationnement à Saint Maurice

Quelle expérience que celle d’assister à une réunion de quartier et y intervenir pour exposer votre point de vue !

Mode d’emploi :

a)      Prenez une salle de 60 mètres carrés environ, installez des bancs sur lesquels vous invitez (avant l’heure prévue du démarrage de la réunion) tout ce qui compte des « pros maire »  et de son staff, afin de vous assurez qu’ils écouteront religieusement l’exposé, qu’ils seront acquis à votre discours et que « ceux » qui se lèvent tôt et rentrent tard (nous) se retrouveront debout au fond de la salle ou sur les côtés !!!

b)      Arrangez-vous pour que les radiateurs en fonte fonctionnent bien comme il faut.

c)      Faites passer tout les beaux projets et belles réalisations déjà en chantier ou finalisés en priorité et abordez ce qui fâche un peu plus d’une heure trente après le début de ladite réunion J

Voilà la recette que quelques courageux libéraux de Saint Maurice ont dû digérer tant bien que mal.

Nos points à défendre :

-          le stationnement payant unilatéral dans la commune et surtout le stationnement résidentiel gratuit pour les habitants-contribuables de la ville.

-          La sécurisation des carrefours et des passages cloutés, surtout à proximité des écoles.

-          La fin immédiate de la chasse aux voitures programmée depuis 4 ans avec la planification par la mairie de suppression des places de stationnement.

Malgré nos effort et grâce à une logistique « démocratique » bien huilée du sondage à main levée (à la CGT on ne fait pas mieux), le stationnement résidentiel sera bien effectif, mais le gentil contribuable en sera de sa poche pour 15€ par mois, minimum !!

Le stationnement sera bien payant dans toute la commune afin d’éviter les « ventouses » et les « nomades ».

Pour les places de stationnement, le maire nous en laisse quelques unes mais à plus de 500 mètres de notre quartier d’habitation.

Le meilleur pour la fin : au cas où vous ne le sauriez pas encore, si les artisans et les petits commerçants désertent le centre ville ou les hauts de Saint Maurice, c’est à cause des Supermarchés et surtout pas à cause des charges, des impôts, des taxes, etc. Il fallait que cette précision vienne d’un maire…. UMP !!

Thierry Vimal

t.vimal@alternative-liberale.fr

17.03.2007

UDF: bilan de l'activité legislative de leurs députés

medium_assemblee_nationale_2.JPGAfin de permettre à chacun de vérifier à quel point les « valeurs » de Bayrou se rapprochent effectivement du programme d’Alternative Libérale, et justifient un ralliement sans faille dès le premier tour, voici une liste non exhaustive des propositions de loi présentées ou cosignées par les députés UDF au cours de la dernière législature. Loin des beaux discours et des promesses électorales, l’activité législative concrète des députés UDF est certainement le meilleur reflet de ce que pensent et défendent ceux qui soutiennent François Bayrou. Nul doute que de nombreux libéraux vont se retrouver pleinement dans ses différentes propositions de loi.

N° 2140 : proposition de loi de monsieur Pierre Albertini relative à la pérennisation du régime d’assurance-chômage des professions du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma, dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle.

N° 1756 : proposition de loi de monsieur Jean-Christophe Lagarde, tendant à instituer un financement public des syndicats.

N° 207 : proposition de loi de monsieur Jean-Michel Ferrand, tendant à réglementer les marges pratiquées sur les fruits et légumes périssables en période de crise.

N° 3627 : proposition de loi de monsieur Martial Saddier visant à encadrer les délais de paiement dans la sous-traitance industrielle.

N° 1822 : proposition de loi de monsieur Gérard Cherpion visant à réduire le commerce transfrontalier du tabac. 

N° 2533 : proposition de loi de monsieur Christian Vanneste, prévoyant l’instauration de la TVA sociale.

N° 1560 : proposition de loi de monsieur Francis Hillmeyer portant création d’une allocation de soutien à la recherche d’un premier emploi réservée aux jeunes de 16 à 25 ans.

N° 349 : proposition de loi de monsieur Charles Cova visant à préserver les droits aux allocations chômage des militaires retraités. 

medium_Assemblee_Nationale.JPGN° 2662 : proposition de loi de monsieur Georges Tron relative à la production d’un extrait de casier judiciaire pour l’accès à certaines professions.

N° 3419 : proposition de loi de monsieur Emile Blessig élargissant le bénéfice du régime local d’assurance maladie des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, aux ministres des cultes reconnus et aux membres de leurs congrégations et collectivités religieuses.

N° 1066 : proposition de loi de monsieur Jean-Christophe Lagarde relative à l’interdiction des jeux de hasard dans les débits de boissons.

N° 2949 : proposition de loi de monsieur Franck Marlin relative au contrôle des armes des particuliers.

N° 3319 : proposition de loi de monsieur Michel Hunault visant à instaurer une taxe sur les ventes d’armes au profit de l’Agence Française de Développement.

medium_assemblee_nationale_3.JPGN° 308 : proposition de loi de monsieur Emmanuel Hamelin visant à accorder aux sapeurs-pompiers professionnels un régime spécial de retraite, de nature à mieux prendre en compte les risques encourus lors de l’accomplissement de leur service.

N° 1726 : proposition de résolution de monsieur Hervé Morin tendant à la création d’une commission d’enquête visant à établir les causes de l’augmentation des prix à la consommation dans la grande et la moyenne distribution, à évaluer les dispositions légales destinées à équilibrer les relations commerciales entre les centrales d’achat et les producteurs et à proposer les évolutions législatives et réglementaires nécessaires.

N° 2456 : proposition de résolution de monsieur Richard Mallié tendant à la création d’une commission d’enquête relative aux conditions dans lesquelles le groupe Alcan a pris le contrôle de Péchiney et aux conséquences de cette fusion-acquisition sur l’indépendance de la France en matière d’approvisionnement en aluminium ainsi que sur l’emploi.

16.03.2007

Les fondements du libéralisme

En réaction au soutien apporté par notre président à François Bayrou, je vois passer de singuliers messages de mécontentement qui m'obligent, une fois encore, à revenir aux fondamentaux du libéralisme, sans la connaissance desquels, ce soutien peut effectivement être confondu avec un ralliement qui ferait d'AL une nouvelle "fashion victim".

medium_bayrou_2.2.jpgEn tant qu'enseignant, j'ai subi Bayrou, ministre de l'Education nationale comme j'ai subi Allègre et Royal, sa secrétaire d'Etat à l'enseignement scolaire.

La question n'est donc pas de savoir si j'aime Bayrou ou si je voterais pour lui au premier tour. La question n'est pas non plus de savoir si Edouard Fillias, qui se tue la santé à développer AL, est un bon président. Ce n'est pas parce qu'il ondule bien et crève l'écran que sa présidence est légitime mais pour d'autres raisons plus profondes.

Mon souci n'est pas l'avenir politique d'Edouard ni même celui d'AL, mais l'avenir du libéralisme en France. Je crois en la moralité de la concurrence, bien au-delà du strict cercle économique...

medium_parlement_europeen_1.2.JPGJ'aimerais vous causer un peu d'Europe non pas seulement parce que la blogosphère est irrespirable aujourd'hui (je vous invite à aller sur les blogs, entre autres, d'Edouard, d'Aurélien et de Sabine pour l'oxygéner) mais j'espère que chacun a compris que nous ne sommes pas le club des amis du libéralisme français et qu'il n'est pas question d'attendre 2008 pour préparer les municipales ni de se mettre soudainement le 1er janvier 2009 à sauter comme des cabris pour crier "L'Europe, l'Europe !".

Ceux qui pensent que la déclaration du 13 mars de notre candidat à la présidentielle est une déclaration de circonstance dictée par les 24% d'intentions de vote attribuées à Bayrou, ne comprennent rien à la politique européenne et à ce que peut y faire un parti libéral.

Depuis 2006, Edouard se réfère à deux modèles européens le FDP allemand et les "Liberals Democrats" irlandais et que je sache aucune des voix qui aujourd'hui s'élèvent contre le soutien d'Edouard à Bayrou, n'ont contesté la pertinence de ces références.

Quel a été le rôle de ces deux partis ? Le premier, sans perdre son âme, dans les années 60, en s'alliant tantôt au parti démocrate-chrétien, tantôt au SPD, a inspiré le miracle économique allemand. Le second, dans les années 90, par la même alliance, a fait passer l'Irlande de statut de pays assisté à celui de petit dragon de la zone Euro.

Le socle idéologique du FDP est constitué par "l'ordolibéralisme" allemand développé, entre autres, par Walter Eucken et Wilhelm Röpke. Le concept d'économie sociale, adopté par Bayrou, et qui nous fait bondir a priori, est en fait inspiré du concept "d'économie sociale de marché" qui est au centre de l'ordolibéralisme allemand (et qui n'est plus utilisé seulement par les libéraux. J'ai entendu Merkel s'y référer lors de son dernier passage en France).

Les "ordolibéraux" jugeaient qu'après 50 ans de sociale-démocratie et 12 ans de nazisme qui avaient fait perdre aux Allemand le sens de la responsabilité individuelle, les solutions libérales ne pouvaient être acceptées qu'en alliant le discours social et éthique au discours économique. Ils ont donc conçu et défendu le concept "d'économie sociale de marché" qui a été largement assimilé par la nouvelle Allemagne Fédérale.

medium_poster_fr_low.jpgJe ne crois pas avoir lu le mot Europe sur les commentaires récents de nos blogs et intranets. J'ai le triste sentiment que nous n'avons pas mesuré la portée de la présence au Bataclan d'Annemie Neyts, député européen, présidente de l'ELDR, parti européen transnational qui regroupe nombre des partis libéraux et démocrates de l'UE.

Brel avait beau jeu de se moquer des Fla, des Fla, des Flamandes mais quand on l'a vu ainsi nous causer, la Flamande, presque en aparté, sur le ton de la confidence des difficultés à vivre l'UE de l'intérieur, comme si nous étions "des amis de 30 ans", à défaut de faire lever les foules, quelle justesse de ton !

Nous allons désormais devoir être à la hauteur de l'incroyable confiance qu'une personnalité aussi considérable qu'Annemie Neyts nous accorde.

Que cela plaise ou non, nous sommes, explicitement depuis le Bataclan, les représentants français de ce grand courant européen qui entre la démocratie chrétienne et le socialisme allie (ce qui n'a rien à voir avec un "ni-ni") les libéraux aux "démocrates" (avec certes leur démangeaison collectiviste, mais nos sociaux-libéraux ne sont pas en reste).

Au sein du groupe ADLE - Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe au Parlement européen, notre principal référent le FDP appartient à ce groupe; il en est même sans doute le parangon puisqu'à Freie Demokratisch Partei on ajoute désormais die Liberalen : les Lib Dem anglais n'ont eu qu'à faire du copier-coller.

medium_IMG_6631.jpgMarielle de Sarnez n'est pas seulement directrice de campagne de Bayrou, elle est également vice-présidente de l'ADLE. Elle n'est pas passée au Bataclan pour faire un courant d'air. Sa présence nous invitait à méditer sur l'espace politique que nous entendons occuper : en France l'alliance dem/lib ne serait donc pas interne à un parti comme en Allemagne et en Angleterre (et comme en France lorsque Madelin avait pris le PR). Elle aura donc deux jambes : le nouveau parti qui naîtra de l'UDF pour la jambe démocrate et AL pour la jambe libérale.

Aussi le soutien à Bayrou n'est-il pas un pari mais correspond à l'espace que nous occupons naturellement dès lors que nos frontières n'ont plus la seule forme d'un hexagone.

Michel Leter

Responsable du « comité Bartholdi » (AL 15e arrondissement)

Candidat à l’élection législative dans la 13e circonscription de Paris

15.03.2007

Communiqué AL 94

medium_logo400jpg.jpgLe 14 mars 2007

Chers adhérents, chers sympathisants,

 

Vous avez choisi de rejoindre Alternative Libérale et nous avons le plaisir, depuis quelques mois, d’animer le lancement de notre parti dans le Val-de-Marne.

Alternative Libérale est un parti politique et par conséquent, il a pour vocation de défendre des idées, en particulier lors des échéances électorales.

Nous avons tous participé à la recherche des 500 parrainages nécessaires à la candidature d’Edouard Fillias à l’élection présidentielle. Malheureusement, seuls 280 « parrains » ont bien voulu confirmer leur engagement, et bon nombre d’entre nous se sentent aujourd’hui orphelins. Au cours d’une conférence de presse, Edouard Fillias a annoncé, avec la « bénédiction » de la majorité du CODIR, qu’Alternative Libérale soutiendrait François Bayrou et participerait activement à sa campagne, sans pour autant « renoncer » à son indépendance…

Les responsables d’AL 94 ne partagent pas cette idée, à la fois sur la forme et sur le fond :

-          sur la forme, nous avons le sentiment qu’une décision a été prise sans la concertation nécessaire des responsables locaux et des adhérents.

-          sur le fond, un soutien aussi engagé pour un candidat qui n’a pas l’image d’un ardent défenseur des idées libérales ne paraît pas opportun. Nous aurions préféré qu’Edouard Fillias annonce son soutien à titre personnel et non pas au nom d’Alternative Libérale.

C’est pourquoi :

-          Nous avons écrit au coordinateur AL Ile-de-France et à Edouard Fillias pour leur faire part de notre position et demander des éclaircissements. La copie de cette lettre ainsi que la réponse d’Aurélien Véron, vice-président d’Alternative Libérale, se trouvent sur ce blog.

-          Nous avons décidé de poursuivre l’action nécessaire d’AL dans notre département, sans nous engager officiellement derrière un candidat, en laissant naturellement chacun libre de son engagement dans le cadre de cette élection présidentielle.

Nous vous rappelons que notre prochaine rencontre aura lieu le lundi 26 mars à 19h au café Le Saint Louis, 2 avenue du Château, à Vincennes. Nous vous proposons de nous y retrouver pour évoquer notamment, la campagne présidentielle, ainsi que les législatives et les municipales 2008.

Chacun devra pouvoir s’exprimer librement, c’est notre devise et c’est la vôtre.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions et nous vous attendons le 26 mars prochain !

Librement,

Eloi Jutteau, 06 87 82 58 08  e.juteau@alternative-liberale.fr

Thierry Vimal, 06 29 70 35 44  t.vimal@alternative-liberale.fr

14.03.2007

Consigne de vote : la réponse d'Aurélien Véron

Comme nous l'avions annoncé, nous publions aujourd'hui la réponse d'Aurélien Véron, vice-président d'Alternative Libérale, à la demande d'explications formulée par le comité AL du Val-de-Marne, suite à l'annonce, par Edouard Fillias, de son soutien à François Bayrou pour l'élection présidentielle. Vous trouverez également le communiqué de presse ainsi que l'explication donnée par Edouard Fillias, directement sur le site d'Alternative Libérale.

 

 

Eloi,

Thierry,

Ce choix a été discuté avec un certain nombre de responsables locaux (pas tous, il y en a 250 !), puis voté par le CODIR. Il engage donc Alternative Libérale dans les prochaines semaines. Cela ne signifie pas que chacun doive exprimer pareil soutien, chacun reste libre de ses choix personnels.

Nous restons un parti indépendant, avec notre ligne, notre programme et notre objectif précis : faire bouger la société française dans une direction libérale.

Ensuite, il ne s'agit pas d'un ralliement mais du soutien de bon sens d'un candidat au 1er tour d'une présidentielle décisive. Les libéraux ne peuvent exister dans l'espace institutionnel actuel. Sans proportionnelle, sans réforme profonde des institutions et sans sortie d'un bipartisme de façade qui bloque les débats, nos idées ne peuvent avancer. Et la place que Nicolas Sarkozy a offert aux libéraux restés à l'UMP est révélateur de ce qui nous attend sous sa présidence. Pour rappel, le"droit opposable au logement" est une proposition d'octobre de Nicolas Sarkozy, le même qui a "sauvé" Alstom, veut sauver EADS et rêve d'une économie "sous contrôle de l'Etat". Alain Madelin que nous avons rencontré il y a peu a le même avis. Il ne serait d'ailleurs pas surprenant qu'il soutienne aussi Bayrou, nous verrons vite.

Ségolène Royal n'est absolument pas crédible et reste coincée dans les archaïsmes de notre gauche rétrograde. Nous ne croyons pas qu'elle parviendra au pouvoir cette année, rassurez-vous. Mais Nicolas Sarkozy est à l'opposé de nos valeurs : homme tyrannique, centralisateur et chantre de la répression et de l'ordre Etatique. François Bayrou reste le candidat le plus ouvert aux débats et aux idées nouvelles, en plus d'être fervent européen.

Enfin, François Bayrou reste le seul candidat à parler de la dette et à vouloir interdire le déficit public dans la constitution. Cette proposition n'est pas anodine.

Bref, ces éléments nous ont donc incité à manifester ce soutien motivé parce qu'il nous ouvre de plus grandes perspectives (que nous serons seuls à exploiter, en tant que libéraux indépendants). Nous ne voulons pas plus de gauchistes que de droitistes autoritaires dans le futur gouvernement... qui dépendra du résultat des législatives de juin de toute manière. En attendant, nos candidats font toujours campagne, face à des adversaires qui commencent à montrer leur museau sur le terrain, qu'ils soient UMP, PS ou UDF. Nous n'avons aucune alliance avec l'UDF, pas plus qu'avec d'autres partis. Donc rien ne change pour AL et ses responsables.

Si vous avez d'autres questions ou remarques, n'hésitez pas à me les formuler. On peut se rencontrer pour en discuter sérieusement.

Bien à vous,

Aurélien Véron

 

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