« 6e circonscription du Val de Marne : le candidat PS, VRP de l'aide publique | Page d'accueil | article du parisien »

29.05.2007

Réponses à quelques questions sur notre positionnement politique

525d56ee72788037e3f0c75525fe2e6b.jpgSamedi et dimanche, lors de nos rencontres sur les marchés ou dans les rues commerçantes, nous avons été fréquemment interrogés

- sur notre positionnement politique

- sur notre attitude par rapport à Bayrou et Sarkozy

Voici quelques éléments de réponse :

Notre positionnement politique

Situer les Libéraux sur une échelle droite-gauche n'est pas très facile,

- Quand on considère qu'en France le libéralisme est décrié et caricaturé on a du mal à se positionner entre l'UMP plus conservatrice, qui accepterait quelques mesures économiques libérales, et la gauche modérée parfois plus ouverte sur les questions de société.

- En France, on classe plutôt à droite ceux qui se qualifient de libéraux, alors que dans le reste de l'Europe nos amis libéraux sont souvent au centre, ou au centre gauche.

- Lorsque la question m'est posée, je me déclare au centre droit, considérant que nous aurions davantage la possibilité d'influer sur la politique d'une UMP ouverte au centre, que sur celle du PS allié depuis toujours à des communistes.

Positionnement vis-à-vis de Sarkozy et Bayrou

- Sarkozy: j'ai écouté le discours du Bourget en décembre 2005, lorsque Sarkozy est arrivé à la tête de l'UMP, et j'ai apprécié l'ouverture annoncée à une diversité de courants dans ce parti. J'ai très vite compris que les libéraux de l'UMP, camouflés sous le nom de "groupe des réformateurs" par peur d'afficher clairement leurs convictions, n'ont jamais eu réellement le droit de s'exprimer. Ils ne sont pas intervenus dans la campagne présidentielle et ont été étouffés dans la grande machine de l'UMP construite pour faire élire Sarkozy en 2007.

- Bayrou: j'ai apprécié sa démarche avant le premier tour des présidentielles. En revanche, il aurait été plus cohérent qu'il prenne du recul entre les deux tours, au lieu d'adopter une attitude ambiguë, rejoignant le camp du « tout sauf Sarkozy », soutenant ainsi implicitement Royal. Il s'est ainsi trouvé du côté des perdants, alors que son bon score du premier tour aurait pu entraîner une dynamique pour les législatives.

Il est actuellement impossible de se positionner par rapport à Bayrou, dans la mesure où personne ne sait où lui-même se situe. Il faudra attendre quelques semaines, voire quelques mois après les législatives pour comprendre la réorganisation de la vie politique et les nouvelles alliances entre les socialistes ou les verts modérés, les partisans de Bayrou, les anciens UDF et Alternative Libérale.

La 6ème circonscription du Val-de-Marne illustre bien cette situation. Le Maire UDF de Vincennes qui avait déclaré voter pour Sarkozy au second tour des présidentielle a choisi de ne pas se présenter, considérant probablement cette situation trop confuse, et le Modem a trouvé in extremis un candidat venu "d'ailleurs" pour assurer une présence à cette élection.

A noter que le candidat du Modem sur notre circonscription, habite à Saint-Maurice et était, à l'origine, pressenti pour se présenter sur la 9e circonscription du Val-de-Marne. Il s'agit donc bien d'un parachutage dans l'urgence... puisque ce candidat qui réside "ailleurs" ne pourra même pas voter pour lui le 10 juin prochain. Le candidat du Modem est un habitué du parachutage et un récidiviste puisqu'en 2002 il était déjà candidat aux législatives en... Seine-Saint-Denis, sous l'étiquette Cap 21. Les habitants de Vincennes, Saint-Mandé et Fontenay apprécieront.

Eloi Jutteau

Les commentaires sont fermés.