13.03.2007

AL 94 : pourquoi nous refusons toute consigne de vote

Lors de sa conférence de presse annonçant qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle, faute des signatures nécessaires, Edouard Fillias, Président d'Alternative Libérale a également pris position en faveur de François Bayrou dès le premier tour. Vous trouverez ci-dessous la lettre que les responsables d'Alternative Libérale dans le Val-de-Marne ont envoyé immédiatement à Gérard Rochat, responsable AL pour l'Ile-de-France, afin de s'étonner de cette consigne de vote, et d'expliquer pourquoi elle ne sera pas relayée dans notre département.  

Gérard,

Nous venons de prendre connaissance avec surprise de la décision du Comité de Direction d’Alternative Libérale de soutenir activement François Bayrou.

Est-ce que cette décision engage Edouard Fillias seul, le Comité de Direction ou est-ce qu’il s’agit de la position officielle d’Alternative Libérale ?

Dans ce dernier cas, nous ne nous sentons pas du tout engagés par cette décision, ce qui pourrait malheureusement signifier que nous n’avons plus notre place à AL.

Comme tous les responsables de comités locaux, nous défendons et faisons connaître nos idées libérales, en réunissant des adhérents ou des sympathisants, avec toutes les difficultés que chacun connaît, mais aussi avec l’enthousiasme de nos convictions.

L’un des fondements de notre combat est la liberté et le respect des choix de chacun : cela devrait commencer dans le fonctionnement d'AL. Cette décision venue d’en haut correspond exactement à ce que nous critiquons dans le mode de fonctionnement des partis que les uns et les autres ont pu connaître. Il nous est difficile de l’expliquer, et nous n’avons de toute façon aucunement l’intention d’apporter un soutien officiel dans le Val de Marne à François Bayrou ou à un autre candidat.

Par ailleurs, ce soutien du candidat de l’UDF nous met dans une position délicate dans le cadre des élections législatives, car les électeurs douteront de l’indépendance des candidats AL, considérant qu’ils soutiendront nécessairement au second tour le candidat UDF.

Il nous parait essentiel qu’Edouard précise sa position, par un message plus concis que celui qu’il nous a adressé ce mardi. Nous attendons en particulier qu’il rappelle qu’il s’agit d’un soutien à titre personnel des membres du Comité de Direction et pas un soutien d' AL, et que chaque adhérent, chaque comité local n’est pas engagé par cette décision, et reste libre de ses choix et actions dans le cadre de la campagne présidentielle.

Nous avons pour notre part l’intention dans notre prochaine réunion de débattre de notre position dans le Val de Marne, sans forcément procéder à un vote ou retenir une position unique, autre que le libre choix réaffirmé de chacun.

Les libéraux convaincus du Val de Marne, comme probablement ceux de tous les comités locaux, veulent poursuivre leur combat quotidien pour la défense des idées libérales. Nous attendons cette mise au point d’Edouard pour décider si nous poursuivons cette action avec Alternative Libérale.

Nous publions une copie de cette lettre sur le blog des Libéraux du Val de Marne, et nous publierons la réponse.

Fait à Vincennes, le 13 mars 2007.

Thierry VIMAL, Eloi JUTTEAU, Responsables du Comité AL 94

Edouard Fillias ne sera pas candidat à l'élection présidentielle

Coup dur pour les libéraux de France. Ce matin à 11h, au siège d'Alternative Libérale, Edouard Fillias a annoncé au cours d'une conférence de presse qu'il renonçait à présenter sa candidature lors de la prochaine élection présidentielle. En cause, l'absence d'un nombre suffisant de parrainages.

Les français auront donc le choix, en 2007, entre des candidats qui se réclament tous, plus ou moins fortement de l'anti-libéralisme. A noter que les "grands électeurs" auront fait le choix de permettre à 4 trostkistes et 1 communiste de défendre leur chapelle, en interdisant aux libéraux de faire entendre leur voix.

Alternative Libérale est un jeune parti, qui commence tout juste à se faire connaitre dans le paysage politique français. Nous serons bien entendu présents aux prochaines élections législatives, pour lesquelles plus de 70 candidats sont déjà investits dans toute la France.

Une candidature libérale au premier tour aurait été un formidable tremplin et une occasion de vulgariser les thèses libérales, constamment tournées en dérision. La France est aujourd'hui le seul pays d'Europe dans lequel le libéralisme sert aujourd'hui de bouc émissaire à la quasi totalité de la classe politique. Il aurait été juste que les libéraux puissent se défendre en faisant entendre leurs propositions qui, si elles semblent minoritaires dans notre pays, irriguent l'ensemble des politiques conduites actuellement en Europe.

Les trois candidats crédibles des partis de gouvernement qui restent en lice, sont tous anti-libéraux.

Nicolas Sarkozy est avant tout un conservateur. Ségolène Royal est la candidate du parti socialiste le plus archaïque et le plus nuisible d'Europe, prisonnier de ses vieilles lunes marxistes et otage d'une extrême gauche minée par des revendications aberrantes. François Bayrou quand à lui, propose un gouvernement de cohabitation permanente entre des gens venus de camps irréconciliables. Et on voit mal comment le pays pourrait se payer le luxe d'une crise institutionnelle actuellement.

Les libéraux se retrouvent donc orphelins pour cette élection présidentielle. Mais Alternative Libérale continue son combat politique en vue des prochaines échéances électorales, bien décidé à donner une réalité au virage libéral dont le pays a besoin.

Je sonde donc je suis

Tout le monde maintenant connaît le Politest, qui circule sur le web et permet, à travers un certain nombre de questions, de définir le "profil électoral" de chacun. Une nouvelle version est arrivée ces jours-ci avec le Polimetre, élaboré par RTL et débat2007.fr.

Si vous voulez savoir de quel candidat vous êtes le plus proche, c'est par ici que ça se passe. L'outil est bien conçu, la présentation agréable, mais... contrairement au politest vous n'y trouverez ni Edouard Fillias ni Alternative Libérale. Autant dire que le polimetre n'envisage pas l'hypothèse que l'on puisse être libéral.